Personal branding : par où commencer ? Le guide en 4 étapes

Et si le personal branding n'était pas une question d'image, mais d'alignement ? Je ne crois pas aux recettes de visibilité. Je crois qu'il faut d'abord revenir à la source : introspection, storytelling, positionnement, communication 360°. Je vous partage les 4 étapes pour bâtir une marque personnelle claire et cohérente.

Table des matières

On croit souvent que le Personal Branding commence au moment où l’on décide de se rendre visible.

On se dit qu’il faut publier davantage, retravailler son profil LinkedIn, avoir de meilleures photos, créer du contenu, peut-être même revoir son identité visuelle.

Je comprends cette idée, parce que c’est souvent la partie que l’on voit en premier.

Mais pour moi, ce n’est pas par là que ça commence.

Le Personal Branding commence bien avant la visibilité.

Il commence au moment où l’on prend le temps de comprendre ce qui nous caractérise vraiment. Ce que l’on veut défendre. Ce que l’on veut transmettre. Ce que l’on veut que les autres comprennent de nous.

C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai créé LA SOURCE.

Parce que je crois profondément que la source de notre succès vient d’abord de nous. Pas uniquement de notre capacité à communiquer, mais de notre capacité à mettre de la clarté sur ce qui nous rend singulier.

Avant de chercher à être vu, il faut d’abord chercher à être clair. Et c’est souvent là que le vrai travail commence.

Le personal branding n’est pas une façade : un outil d’alignement, pas d’image

Une image plus juste, pas une image artificielle

Pendant longtemps, j’ai eu l’impression que le Personal Branding était réduit à une question d’image. Comme s’il fallait apprendre à mieux se vendre, construire un personnage, avoir un discours parfaitement maîtrisé et une présence constante sur les réseaux sociaux.

Je comprends pourquoi on peut le voir comme ça.

Mais ce n’est pas ma vision.

Pour moi, le Personal Branding n’est pas là pour fabriquer une image artificielle. Il est là pour faire émerger une image plus juste.

Une image qui ressemble vraiment à la personne. Une image qui permet de mieux comprendre son parcours, ses convictions, ses qualités, sa manière de travailler et sa vision du monde.

Réduire l’écart entre ce que l’on est et ce que l’on perçoit de nous

En réalité, le Personal Branding permet de réduire l’écart entre ce que l’on est, ce que l’on pense transmettre et ce que les autres perçoivent réellement.

Et cet écart, on le sous-estime souvent.

On pense être clair, alors qu’on ne l’est pas toujours. On pense que les autres comprennent notre valeur, alors qu’ils n’en voient parfois qu’une partie. On pense que notre expertise parle d’elle-même, alors qu’elle a souvent besoin d’être incarnée, racontée, structurée.

C’est là que le Personal Branding devient intéressant.

Pas comme un outil d’exposition.

Mais comme un outil d’alignement.

Étape 1 - L’introspection : revenir à la source de sa marque personnelle

Pourquoi commencer sa stratégie de personal branding par l’introspection ?

La première étape, selon moi, c’est l’introspection.

C’est sûrement le mot qui revient le plus dans ma manière d’aborder le Personal Branding, parce qu’on ne peut pas construire quelque chose de solide si l’on ne sait pas sur quoi on s’appuie.

Avant de réfléchir à son contenu, à son identité visuelle ou à sa stratégie de communication, il faut prendre le temps de revenir à soi.

Les questions à se poser pour clarifier son identité professionnelle

Et ce travail commence avec des questions assez simples.

Qu’est-ce qui me caractérise vraiment ? Qu’est-ce que je veux défendre dans mon domaine ? Qu’est-ce qui me rend différent sans que j’aie besoin de forcer ? Qu’est-ce que les autres viennent chercher chez moi ? Qu’est-ce que je veux que l’on comprenne de mon travail ?

Ces questions peuvent sembler évidentes. Pourtant, elles demandent souvent beaucoup de lucidité.

Parce qu’il est parfois plus facile de parler de son métier que de parler de ce qui nous rend unique dans ce métier.

C’est aussi pour ça que j’aime bien m’intéresser à des outils comme l’Ikigaï. Non pas pour mettre les gens dans des cases, mais parce qu’il aide à croiser plusieurs dimensions importantes : ce qu’on aime faire, ce dans quoi on est bon, ce dont les autres ont besoin, et ce que l’on peut transformer en activité durable.

Vision, mission, combat : les fondations d’une marque personnelle forte

Mais au-delà des outils, je crois surtout qu’il y a plusieurs éléments à clarifier pour poser les bases d’une marque personnelle forte.

Il y a d’abord la vision. Votre manière de voir les choses. Votre lecture du monde, de votre secteur, de votre métier, de votre époque. C’est ce qui fait que vous n’êtes pas seulement une personne compétente, mais une personne qui porte un regard.

Il y a ensuite la mission. Ce que vous voulez apporter. Ce à quoi vous voulez contribuer. Ce que vous voulez faire bouger, même à votre échelle.

Il y a aussi le combat. Et je crois que c’est un point très important. Une marque personnelle devient plus forte quand elle assume ce qu’elle refuse. Pas dans l’agressivité, mais dans la conviction. Dire ce que l’on défend, c’est bien. Dire ce que l’on ne veut plus voir, c’est souvent encore plus puissant.

Apparence, personnalité et perception : être vu de la manière la plus juste

Puis il y a l’apparence, la personnalité et la perception. L’apparence, parce que l’image envoie toujours un message. La personnalité, parce que les gens ne viennent pas seulement pour ce que vous savez faire, mais aussi pour votre manière de le faire. Et la perception, parce qu’au final, votre marque personnelle existe aussi dans le regard des autres.

Tout l’enjeu est de faire en sorte que ce regard soit le plus juste possible.

Pas parfait.

Juste.

Étape 2 - Le storytelling : apprendre à raconter son personal branding

Pourquoi une identité claire ne suffit pas sans storytelling

Une fois ce travail d’introspection engagé, il y a une deuxième étape essentielle : le storytelling.

Parce qu’avoir une identité claire ne suffit pas. Encore faut-il savoir la raconter.

Et ce n’est pas toujours évident.

Beaucoup de personnes ont du mal à parler d’elles. Certaines ont peur d’en faire trop. D’autres ont peur de paraître prétentieuses. D’autres encore minimisent leur parcours, alors que c’est justement là que se trouve une partie de leur valeur.

Se raconter sans tout raconter : choisir les bons éléments de son parcours

Pourtant, les gens ont besoin d’histoires pour comprendre.

On retient rarement une liste de compétences. On retient beaucoup plus facilement un chemin, une prise de conscience, une difficulté traversée, une conviction née d’une expérience.

Se raconter, ce n’est pas raconter toute sa vie. C’est choisir les éléments de son parcours qui permettent aux autres de comprendre pourquoi on fait ce que l’on fait aujourd’hui.

Pourquoi ce sujet nous touche. Pourquoi on a choisi cette voie. Pourquoi on voit les choses de cette manière. Pourquoi notre approche est différente.

Le storytelling, l’art de rendre son parcours lisible

Le storytelling, pour moi, c’est l’art de rendre son parcours lisible.

Avec humilité, mais sans se rabaisser. Avec sincérité, mais sans tout dévoiler. Avec précision, mais sans chercher à tout contrôler.

C’est un équilibre à trouver.

Et quand cet équilibre est juste, il crée une vraie connexion.

Étape 3 - La stratégie marketing : créer la relation et trouver son positionnement

Le marketing au service du personal branding : créer la relation

La troisième étape, c’est la stratégie marketing.

Et là aussi, je sais que le mot peut faire peur ou sembler froid.

Pendant longtemps, le marketing a été pour moi un terme un peu fourre-tout. J’ai fait cinq ans d’études dans le domaine, et pourtant, j’ai longtemps eu du mal à le définir simplement.

C’est un peu comme le mot “stratégie” ou le mot “design”. Tout le monde l’utilise, mais chacun y met quelque chose de différent.

Et puis j’ai lu Marketez-vous de Mike Kim.

Dans ce livre, il donne une définition qui m’a beaucoup marqué :

Le marketing, c’est créer la relation.

Et cette phrase m’a vraiment aidé à changer de regard.

Parce que dans une démarche de Personal Branding, le marketing n’est pas là pour manipuler. Il n’est pas là pour se vendre à tout prix. Il est là pour créer un pont entre ce que vous êtes, ce que vous proposez, et les personnes que vous voulez toucher.

Le marketing au service du personal branding : transformer son identité personnelle en positionnement clair

C’est à ce moment-là que l’on commence à se demander à qui l’on veut parler, quelle place on veut occuper, quel message on veut répéter, et comment rendre son expertise plus claire pour les bonnes personnes.

La stratégie marketing permet de transformer une identité personnelle en positionnement.

Et le positionnement, c’est essentiel.

Parce que si les gens ne comprennent pas clairement pourquoi ils devraient venir vers vous, ils ne le feront pas.

Non pas parce que vous n’êtes pas compétent.

Mais parce que votre valeur n’est pas encore assez lisible.

Le Personal Branding permet justement de rendre cette valeur plus évidente.

Étape 4 - La communication 360° : rendre son personal branding cohérent

Pourquoi la communication arrive en dernier ?

La dernière étape, c’est la communication.

Mais elle arrive à la fin.

Et ce n’est pas un hasard.

Aujourd’hui, beaucoup de personnes commencent par là. Elles veulent publier, créer du contenu, refaire leur photo, retravailler leur profil LinkedIn, lancer une newsletter.

Tout ça peut être utile.

Mais si la base n’est pas claire, la communication risque de partir dans tous les sens.

L’objectif n’est pas seulement de communiquer davantage. L’objectif est de communiquer plus justement.

Créer une communication 360° cohérente entre tous vos supports

Avoir une communication 360°, pour moi, c’est réussir à créer une cohérence entre ce que l’on dit, ce que l’on montre, ce que l’on écrit, ce que l’on dégage et ce que les autres ressentent.

C’est faire en sorte que votre site, vos réseaux sociaux, votre manière de parler, vos photos, vos textes et votre présence dans la vraie vie racontent tous à peu près la même chose.

Pas de manière figée.

Mais de manière cohérente.

La cohérence, ce qui crée la confiance et une marque personnelle identifiable

Parce que c’est cette cohérence qui crée la confiance.

Quand les gens sentent que vous êtes la même personne en ligne et en face d’eux, quelque chose se passe. Ils comprennent mieux qui vous êtes, ce que vous pouvez leur apporter, et surtout, ils ont moins besoin de faire d’effort pour vous situer.

C’est ça, aussi, une marque personnelle forte.

Ce n’est pas être partout.

C’est être identifiable.

Personal branding : alors, par où commencer ?

La vraie première question à se poser

Si vous voulez travailler votre Personal Branding, je ne vous conseille pas de commencer par vous demander ce que vous devez publier.

Je vous conseille plutôt de revenir à une question plus profonde :

Qu’est-ce que je veux faire reconnaître de moi ?

Cette question change beaucoup de choses.

Parce qu’elle oblige à revenir à l’essentiel. À son identité, à son histoire, à sa valeur, à ses convictions, à la trace que l’on veut laisser dans l’esprit des autres.

Ensuite seulement, on peut construire une stratégie de contenu, une identité visuelle, une présence sur les réseaux ou une communication plus structurée.

Mais la source, elle, reste toujours la même.

Elle vient de vous.

Le personal branding, une démarche de clarté avant tout

Le Personal Branding n’est pas une méthode pour devenir quelqu’un d’autre. C’est une démarche pour mieux comprendre qui l’on est, mieux incarner ce que l’on défend, et mieux transmettre ce que l’on veut apporter.

Dans une époque où tout le monde cherche à être visible, je crois que la vraie différence se jouera ailleurs.

Elle se jouera dans la clarté.

Dans la cohérence.

Dans l’incarnation.

Et c’est souvent là que tout commence.

Corentin P.N.

La boîte à questions

Posture, image, légitimité, utilité réelle : le personal branding soulève souvent plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Voici les miennes, claires et concrètes, pour y voir plus clair et savoir si cette démarche vous correspond.

Je ne conseille jamais de commencer par se demander quoi publier. Je conseille de commencer par l’introspection : comprendre ce qui vous caractérise vraiment, ce que vous voulez défendre, ce que vous voulez transmettre. La visibilité vient après. Avant de chercher à être vu, il faut d’abord chercher à être clair.

La communication, c’est ce que l’on dit et ce que l’on montre. Le personal branding, c’est ce qui vient avant : votre identité, votre vision, votre positionnement. La communication n’est efficace que si cette base est claire. Sinon, elle part dans tous les sens.

Non. Une marque personnelle forte, ce n’est pas être partout, c’est être identifiable. Mieux vaut une présence cohérente et juste qu’une présence permanente et dispersée.

C’est l’inverse. Le personal branding n’est pas là pour fabriquer une image artificielle, mais pour faire émerger une image plus juste. Une image qui ressemble vraiment à la personne et qui réduit l’écart entre ce que vous êtes et ce que les autres perçoivent.

Il n’y a pas de réponse unique : tout dépend du point de départ et du travail d’introspection. Ce qui est sûr, c’est que c’est une démarche, pas une action ponctuelle. On ne « finit » pas son personal branding ; on le clarifie, puis on l’incarne dans la durée.

Se raconter, ce n’est pas raconter toute sa vie, et ce n’est pas se vanter. C’est choisir les éléments de son parcours qui permettent aux autres de comprendre pourquoi vous faites ce que vous faites aujourd’hui. Avec humilité, mais sans se rabaisser.